Au siège de l’UNESCO à Paris, les ambassadeurs de l’Union européenne ont réaffirmé leur solidarité avec l’Ukraine à l’occasion du quatrième anniversaire du début de l’agression russe. Un moment à la fois symbolique et politique, qui témoigne de la constance de la position européenne en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.
Le message prend une résonance particulière au sein de l’UNESCO, dont la mission s’enracine dans le préambule même de son Acte constitutif adopté en 1945. On peut y lire : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » (“Since wars begin in the minds of men, it is in the minds of men that the defences of peace must be constructed”). Cette formule fondatrice exprime la conviction que l’éducation, la culture, la science et l’information sont au cœur de la prévention des conflits. En Ukraine, ce principe s’est traduit par des actions concrètes dès les premiers mois du conflit. Alors que des villes étaient bombardées et que des millions de personnes étaient contraintes de fuir, l’UNESCO a mobilisé ses moyens pour préserver, autant que possible, la continuité de la vie éducative et culturelle. Dans le domaine de l’éducation, l’organisation a soutenu les autorités afin d’assurer la poursuite de l’enseignement, en contribuant à la sécurisation des établissements scolaires, en apportant un appui technique et en facilitant des solutions permettant de maintenir les cours, y compris dans des conditions d’urgence. Parallèlement, une attention particulière a été accordée à la protection du patrimoine culturel, lui aussi durement touché. L’UNESCO a documenté et vérifié les dommages subis par des musées, des églises, des théâtres, des bibliothèques et des monuments historiques, tout en accompagnant les professionnels locaux dans la protection des collections et la préparation d’interventions d’urgence.
Le secteur de l’information a également constitué un axe prioritaire. Dans un contexte marqué par la désinformation et par les risques auxquels sont exposés les journalistes, l’organisation a mis en place des initiatives visant à renforcer la sécurité des professionnels des médias et à promouvoir l’éducation aux médias auprès du public. C’est dans cette perspective que s’inscrit le message politique réaffirmé à Paris : la recherche d’une paix durable, crédible et conforme au droit international. À l’UNESCO, cette ambition s’articule naturellement avec l’idée fondatrice que la paix se construit d’abord par les esprits, à travers l’éducation, la culture et un accès libre et fiable à l’information.