Questo sito usa cookie per fornirti un'esperienza migliore. Proseguendo la navigazione accetti l'utilizzo dei cookie da parte nostra OK

INTERVENTO DI S.E. L’AMBASCIATORE MAURIZIO ENRICO SERRA ALLA 185 SESSIONE DEL CONSIGLIO ESECUTIVO DELL'UNESCO

Data:

27/09/2011


INTERVENTO DI S.E. L’AMBASCIATORE MAURIZIO ENRICO SERRA ALLA 185 SESSIONE DEL CONSIGLIO ESECUTIVO DELL'UNESCO

Madame la  Présidente du Conseil Exécutif,
Monsieur le Président de la Conférence générale,
Madame  la Directrice générale,

Chers Collègues,

L’Italie s’associe au discours prononcé par Madame la Déléguée permanente de la Belgique au nom de l’Union Européenne et de ses Etats membres.

Je souhaite débuter mon intervention par des paroles de vive participation et de solidarité à l’égard des victimes des catastrophes naturelles qui, depuis ce début d’année ont affecté, surtout à Haiti et dans le Pakistan, la vie des populations, mais aussi les vestiges de leur passé identitaire. Ces tragédies nous aident à mieux comprendre tout ce que l’UNESCO peut et doit faire pour être à la hauteur de son mandat. Je rends hommage aux efforts déployés par la Directrice Générale et tout le personnel pour mettre en place une stratégie vraiment globale.

Permettez-moi de rappeler à ce propos l’action d’un de vos prédécesseurs, Madame la Directrice Générale,  mon compatriote, M.Vittorino Veronese. Dans les années Soixante, il engagea l’Organisation dans une campagne mondiale sans précédents pour le sauvetage d’un des plus purs joyaux de l’humanité: les temples d’Abou Simbel dans la vallée du Nil. Cette bataille fut conduite sur la base du modèle intégré évoqué dans nos débats actuels entre les trois dimensions de l’UNESCO : l’éducation,  la science et la culture, avec la mobilisation de tous les pays membres, sans distinction. C’est bien sur des résultats concrets et visibles, alors comme aujourd’hui, que les Gouvernements, mais peut-être encore plus les opinions publiques et les sociétés civiles, mesurent notre action.

Nous saluons l’amorce d’un  processus d’évaluation extérieure indépendante, qui doit être suivi d’une feuille de route, de façon à permettre aux états membres d’apprécier les progrès de cet important exercice.

L’Italie a examiné avec la plus grande attention les propositions préliminaires avancées par la Directrice Générale pour le biennium 2012-2013. Nous saluons l’effort de rationalisation des lignes budgétaires dans le prochain C5, et en particulier le fait d’avoir amorcé  une première révision des coûts administratifs qui va à l’encontre des attentes exprimées par nombre d’états membres. Toutefois, nous sommes persuadés qu’il existe d’autres sources d’économies qu’il faut d’avantage exploiter. Il est possible à nos yeux de parvenir à un budget à croissance nominale zéro, qui réponde à l’exigence de concentrer davantage de moyens financiers sur l’éducation, où nous avons un rôle incontesté de chef de file à jouer, tout en respectant les deux priorités transversales, Afrique et égalité des genres. Dans les circonstances actuelles, mon gouvernement n’est en mesure d’accepter aucune augmentation, même nominale, de sa contribution à quelque organisation que ce soit. L’UNESCO ne peut faire exception à cette règle. Face à la crise économique mondiale qui affecte tous nos pays, notre Organisation doit savoir reviser sa structure de coûts, tout en respectant son mandat et les attentes des plus démunis de ses membres.

Grâce aux Conventions internationales dont elle dépositaire dans le domaine de la culture, l’Organisation peut se prévaloir désormais d’un ensemble normatif cohérent qui couvre tous ses champs d’action. Il faut maintenant travailler à la traduction concrète de ces conventions dans les politiques nationales et je me limiterai à citer Convention de 1970 contre le trafic de biens culturels, dont il faudrait également renforcer le Secrétariat. Nous saluons l’engagement de la Directrice Générale en ce sens, réaffirmé lors du dernier sommet de New York sur les objectifs du Millénaire.


Madame Chair,

In order to reach this objective, we should strive to preserve the universal meaning of culture, over national interests and perceptions. Let me express concern for some decisions adopted at the 34°session of the World Heritage Committee, this year in Brasilia, which did not take always into account the recommendations expressed by the consultative organs. This trend may undermine much of the credibility and authority of the World Heritage List that UNESCO has so skilfully built in the last decades.

One last word, Madame Chair, on the relevance of the human resources for an Organisation, whose mandate is not only to identify priorities, but to implement them. We need to attract the best skills and loyalties, on the basis of gender equality and stringent evaluation of performance, in the head-quarters, but more and more in the field, and I salute the commitment of the Director General. We need these young and talented people to promote our culture of peace. We should strengthen the selection and the training of our own JPO and associated experts. I wish that the action undertaken by some member countries in order to co-finance not only their national experts, but those coming from other areas of the world, be further supported by the Secretariat and other donors. The UNESCO of tomorrow starts indeed today.

Thank you, Madame Chair.


68